Rapport “Women, Business and the Law” 2026 : le Togo se distingue en matière de droits économiques des femmes

La présentation du rapport « Women, Business and the Law (Les Femmes, l’Entreprise et le Droit) » édition 2026 a officiellement eu lieu vendredi 27 mars à Lomé. Cette initiative est à l’actif du gouvernement togolais, en collaboration avec le groupe de la Banque mondiale (BM). Le document sacre le Togo , première économie de la CEDEAO et de l’UEMOA, et la deuxième au plan continental, en matière d’égalité des droits économiques entre les sexes. Présidée par Sandra Ablamba JOHNSON, Ministre, secrétaire générale de la présidence du conseil et Gouverneur du Togo auprès de la Banque mondiale, la cérémonie de présentation a réuni des membres du gouvernement, des députés, le représentant résident de la Banque mondiale au Togo, Antonius Verheijen, ainsi que des acteurs du secteur privé et de la société civile. l’indice du cadre juridique (WBL 2.0) ressort que le Togo obtient un score de 79,33 %, se classant derrière l’île Maurice. Sur le plan des perceptions liées à l’application des lois, le pays occupe la deuxième place avec 64,5 %. Le rapport cite également la protection renforcée des travailleuses contre le licenciement pendant la grossesse et l’allaitement, la prise en charge intégrale du salaire de maternité par la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) du Togo et l’accès au crédit sans discrimination de genre dans le pays . Il souligne l’innovation togolaise concernant la reconnaissance des contributions non monétaires au foyer et la flexibilité du travail, plaçant le pays parmi les 12 nations subsahariennes les plus progressistes sur ce plan. En dépit de ces succès , le rapport met en évidence des défis persistants. L’analyse en trois dimensions cadres juridiques, dispositifs d’appui et perception de l’application des lois montre que le cadre institutionnel d’accompagnement affiche un score de 31,95 %. Des efforts sont encore nécessaires, notamment dans la garde d’enfants et la sécurité des femmes. « Ces performances ne doivent pas nous conduire à l’autosatisfaction. Il reste essentiel de poursuivre les réformes, d’assurer l’effectivité des droits sur le terrain et de renforcer les structures d’accompagnement » a déclaré Sandra Ablamba JOHNSON , gouverneur du Togo auprès de la Banque Mondiale. Elle a annoncé le lancement, avant la fin de l’ année de l’école de la chance pour les filles déscolarisées et le soutien aux femmes agricultrices via le programme SWEDD. Le représentant résident de la Banque Mondiale au Togo, Antonius Verheijen, a salué la bonne collaboration entre son institution et le gouvernement togolais. Il a aussi invité le secteur privé à profiter de ce cadre juridique favorable pour accompagner davantage les femmes. « La loi seule ne crée pas d’emplois. Il faut investir dans des mécanismes concrets pour faire vivre ces réformes », a-t-il déclaré. En plaçant l’inclusion sociale et économique des femmes au centre de sa feuille de route, le Togo réaffirme sa volonté de faire des femmes, qui représentent 51,3 % de la population, des actrices clés du développement durable et harmonieux du pays.

HENEKOUJérémie

Louis LOKOU

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