Togo : les personnes handicapées diplômées saluent l’adoption du projet de loi en leur faveur et réclament un recrutement dérogatoire

L’Association des Personnes Handicapées Diplômées et Fonctionnaires du Togo (APHDFT) a tenu, ce samedi à Lomé, une conférence de presse consacrée à l’adoption du projet de loi relatif à la promotion et à la protection des personnes handicapées. Cette adoption a été faite par le gouvernement, réuni en Conseil des ministres le 7 septembre dernier, sous l’égide du président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé. À l’occasion de cette conférence de presse, les membres de l’APHDFT ont exprimé leur reconnaissance au gouvernement pour l’adoption de ce projet de loi. « Nous remercions vivement le gouvernement pour ce projet de loi, car c’est une avancée qui constitue une réponse à une partie des préoccupations exprimées depuis plusieurs années par les personnes handicapées », a déclaré DOHOU Kossi, président de l’APHDFT.

Selon l’association, les personnes handicapées diplômées sans emploi vivent, depuis plus de cinq ans, une situation qu’elle qualifie de précaire, malgré les diplômes obtenus et les démarches entreprises auprès des autorités. « Nous sommes diplômés, mais nous moisissons auprès de nos parents faute d’emploi. Nous mourons peu à peu dans cette situation de précarité. C’est pourquoi nous demandons à l’État d’organiser un recrutement dérogatoire afin de nous permettre une véritable insertion socioprofessionnelle », a affirmé DOHOU Kossi. L’association a saisi cette opportunité pour demander aux autorités togolaises de hâter le processus d’adoption de ce projet de loi afin qu’il devienne une loi nationale, et d’organiser un concours de recrutement dérogatoire au profit des personnes handicapées diplômées sans emploi.

Rappelons que le Togo a ratifié le Protocole à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples relatif aux droits des personnes handicapées en Afrique, communément appelé Protocole africain sur les droits des personnes handicapées (ADP), le 15 mai 2026, ainsi que la Convention relative aux droits des personnes handicapées (CDPH) des Nations Unies, le 1er mars 2011.

Rita AMESSI

Louis LOKOU

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